Une ruine devenue cosy
Près de Nancy, une ancienne maison de maître, le château Vincent, a été transformée de fond en comble par le travail acharné d'un passionné. Le logement y est douillet et l'accueil chaleureux.
Les Brune ne risquent pas d'oublier la date d'ouverture de leur
chambre d'hôte près de Nancy : le 11 septembre. « C'était pour un
mariage, cela nous a mis la pression », raconte Anne. Cette première a été l'aboutissement de quatre ans de travaux. Le château Vincent est plus « une grande maison de maître qu'un château ». Quand les Brune l'achètent, le toit a perdu ses tuiles, les manteaux des cheminées ont disparu.
Patrick Brune, amateur de bonnes choses, a toujours eu l'envie de gérer des
chambres d'hôtes. Il passait devant le bâtiment qui tombait lentement en ruines, dans cette commune proche de Nancy. Quand ce directeur commercial très indépendant et actif est remercié, il rachète l'endroit. Lui qui dit n'y connaître rien en travaux se lance. « De la folie », reconnaît-il aujourd'hui. Il n'avoue pas l'investissement total, se con- tentant d'une galipette : « C'est le travail d'une vie. Comme au poker, j'ai fait tapis ». Mais il a économisé en embauchant direc- tement un maçon sur lequel il ne tarit pas d'éloges. « Cela m'a coûté moitié moins cher qu'en passant par des entreprises. » Il montre les mosaïques de la
grande cuisine avec bonheur et ne se lasse pas de parler du
nettoyage de la
superbe cave voûtée.
L'ancien voyageur habitué des hôtels a pensé tous les détails des chambres, pièces cosy, décoration soignée, literie conforta- ble. Les
quatre chambres d'hôtes proposent toutes une ambiance différente. La plus belle est la « master suite » : le lit trône au milieu d'une pièce claire, la salle de bains incite à passer du temps pour prendre soin de soi. Dehors, une vaste terrasse, propice aux conversa- tions d'après-dîner, domine
un très grand jardin et une piscine située un peu à l'écart.
Le canal est à deux pas, Nancy à dix minutes. Le dépaysement est garanti sans aller au bout du monde !
Par le bouche-à-oreille, les premiers clients sont venus. Faisant aussi office de
lieu de réception et de séminaires, le château Vincent, devenu la Brunerie, propose également des stages
œnologiques et des formations gastronomiques. Les premières sont assurées par l'ancien basketteur du Sluc Cyril Julian, les secondes par Laurent Lalvée, sacré jadis meilleur ouvrier de France. A vivre dans un petit château, il ne fallait pas s'attendre à moins.